En résumé
Niveau d’études : Bac+3
Bac conseillé : Scientifique ou technologique
Employabilité : Très Bonne
Salaire débutant : 2 825 € brut
Salaire confirmé : 4 200 € brut
Mobilité : Très bonne
Code ROME : M1854, Administration de systèmes d’information
Code FAP : M2Z, Informatique et Télécommunications
NB : les métiers de la cybersécurité sont récents. L’estimation du salaire se base sur peu de données. Le salaire peut être parfois surévalué ou sous-évalué. Nous affinerons sa pertinence lors de la prochaine édition du Guide des Métiers de la cybersécurité.

 

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Métier

Sylvia R. est administratrice réseau pour une grande entreprise de services logiciels. Elle résume son métier de la manière suivante : « Être en charge de l’administration du réseau, c’est s’assurer du bon fonctionnement de ce dernier et son optimisation. Lorsqu’on a la charge de plusieurs réseaux au sein de la structure, il s’agit aussi de s’assurer de leur bonne interconnexion et de l’absence de croisements ou de pollution entre les deux systèmes. »

Mais ce n’est pas tout. « Au quotidien, je veille aussi à ce que tous les équipements physiques de l’entreprise fonctionnent bien et à ce qu’ils répondent de manière optimale aux besoins des utilisateurs. C’est à moi d’entretenir et, si besoin, de lancer la réparation des réseaux informatiques lorsqu’une panne survient. »

Son rôle est central puisque, à l’heure actuelle, toute entreprise ou presque fait reposer son activité sur un réseau interne.

Administrateur réseau

Le périmètre de ce métier a beaucoup évolué ces dernières années. L’adoption croissante du cloud (AWS, Azure, Google Cloud) a déplacé une partie de l’infrastructure hors des murs de l’entreprise. L’administrateur réseau ne gère plus seulement des serveurs physiques dans une salle technique. Il supervise des environnements hybrides, à la fois sur site et dans le cloud, avec des architectures de plus en plus virtualisées.

Yann L., qui occupe ces fonctions au sein d’une entreprise de services numériques, confirme ce changement : « Avec le grand phénomène de dématérialisation, on a de plus en plus tendance à parler d’architecte cloud plutôt que d’architecte réseau. Quel que soit le nom retenu, opérer les bons choix et assurer une bonne structuration sur le cloud est devenu une tâche à part entière de l’architecte réseau, dont la mission se modernise ».

L’intitulé du poste varie selon les entreprises. On parle aussi de gestionnaire réseau, de responsable réseau, d’administrateur systèmes et réseaux ou, en anglais, de network administrator. De plus en plus souvent, les offres d’emploi affichent « administrateur réseau et sécurité », un signe clair de la convergence entre administration réseau et cybersécurité.

Missions

Les missions de l’administrateur réseau couvrent quatre grands volets :

  • Installer et configurer l’infrastructure : câblage, routeurs, commutateurs (switches), pare-feu, points d’accès Wi-Fi, serveurs. C’est la partie « fondations » du métier.
  • Garantir la disponibilité du réseau : surveiller les performances, anticiper les goulets d’étranglement, planifier les évolutions de capacité. Un réseau qui tombe, c’est une entreprise à l’arrêt.
  • Sécuriser les accès et les données : gestion des comptes utilisateurs, des droits d’accès, des politiques de mots de passe. Ce volet a pris une importance considérable avec la multiplication des cyberattaques.
  • Assurer le support et la maintenance : diagnostiquer les pannes, intervenir rapidement, documenter les incidents, former les utilisateurs aux bonnes pratiques.

À ces missions de base s’ajoutent des tâches de plus en plus fréquentes : administration d’environnements cloud et hybrides, mise en place de VPN pour le télétravail, supervision via des outils comme Zabbix, Nagios ou Grafana, et participation aux audits de sécurité.

Un travail de prévention et de vigilance de premier plan

La gestion des comptes utilisateurs et des droits d’accès peut sembler relever des « tâches basiques » du travail informatique. C’est tout l’inverse. L’administrateur réseau porte une responsabilité directe sur ce terrain. Le panorama ANSSI 2025 le confirme : les exfiltrations de données ont bondi de 51 % en un an, passant de 130 à 196 incidents portés à la connaissance de l’agence. Et dans la majorité des cas, la compromission commence par un compte mal protégé ou un accès mal configuré.

Administrateur réseau

Dans le cas d’un piratage de compte, les attaquants cherchent à obtenir les identifiants d’un compte de messagerie, d’un accès bancaire ou du compte administrateur d’un système. Les méthodes sont variées : hameçonnage (phishing), force brute sur les mots de passe, exploitation de bases de données volées.

L’appropriation de compte est un autre vecteur courant. L’attaquant se fait passer pour un collègue, un client ou un prestataire, souvent par e-mail ou via des applications proposant une « vérification d’identité » en un clic. Une fois les identifiants récupérés, des robots (bots) testent automatiquement ces mêmes identifiants sur d’autres services : banque en ligne, plateformes de e-commerce, messagerie professionnelle. C’est ce qu’on appelle le credential stuffing, et c’est l’une des attaques les plus courantes contre les entreprises en 2025-2026.

L’administrateur réseau est celui qui configure les protections en amont : authentification multifacteur (MFA), segmentation réseau, supervision des connexions anormales. C’est aussi celui qui intervient en urgence quand une compromission est détectée.

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Responsabilités de l’Architecte Réseau

Sur le terrain de la cyberdéfense, ce professionnel joue un rôle de premier plan. « Il sert de digue, en quelque sorte, au premier facteur de réussite des cyberattaques : le facteur humain. Parce que l’usurpation d’identité mise en grande partie sur le manque de vigilance des agents », explique Sylvia R.

« Pour ma part, je reconnais chez l’administrateur réseau une sorte de  »responsabilité douce » et une  »responsabilité en dur ». La  »responsabilité douce », c’est celle qu’il exerce en amont en assurant la bonne configuration des comptes et des droits d’accès. C’est une tâche qui peut paraître d’une extrême simplicité, pourtant elle est cruciale. La  »responsabilité en dur » se déclenche lorsqu’un hacker a, de fait, réussi à pirater un compte. Là, on a besoin de nous pour bloquer, protéger, reconfigurer, sous les délais les plus courts possibles ».

Administrateur réseau

Avec la transposition de la directive NIS 2 en droit français (loi « Résilience », adoptée au Sénat en mars 2025, en cours d’examen à l’Assemblée), ces responsabilités prennent une dimension réglementaire. Les 15 000 à 18 000 entités concernées devront mettre en place des mesures de gestion des risques cyber, notifier les incidents aux autorités compétentes et documenter leurs procédures de sécurité. L’administrateur réseau est en première ligne pour appliquer ces obligations au quotidien.

Les enjeux financiers sont réels. Un piratage peut entraîner des pertes considérables : arrêt de production, vol de données clients, sanctions réglementaires (jusqu’à 10 millions d’euros ou 2 % du chiffre d’affaires mondial pour les entités essentielles sous NIS 2). Et même hors contexte de cyberattaque, des droits d’accès mal configurés peuvent empêcher un collaborateur de travailler, avec un impact direct sur la productivité.

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Compétences

Le socle technique de l’administrateur réseau repose sur deux piliers :

  • Réseaux : protocoles TCP/IP, routage (OSPF, BGP), commutation, VLAN, pare-feu, VPN, Wi-Fi, DNS, DHCP. La maîtrise des équipements Cisco, Juniper ou Fortinet est souvent demandée dans les offres d’emploi.
  • Systèmes d’exploitation : Windows Server et Linux (Debian, Ubuntu Server, Red Hat) constituent le quotidien du métier. La connaissance des deux environnements est un atout recherché par les recruteurs.

À ces compétences de base s’ajoutent des savoir-faire de plus en plus demandés en 2026 :

  • Cloud et virtualisation : AWS, Azure, Google Cloud, VMware, conteneurs Docker et Kubernetes. L’infrastructure hybride (on-premise + cloud) est devenue la norme dans la plupart des entreprises.
  • Supervision et monitoring : Zabbix, Nagios, Grafana, PRTG. Savoir détecter une anomalie avant qu’elle ne devienne une panne est une compétence qui fait la différence.
  • Scripting et automatisation : Python, Bash, PowerShell. Automatiser les tâches répétitives (déploiement de configurations, sauvegarde, gestion des logs) libère du temps pour les missions à plus forte valeur ajoutée.
  • Cybersécurité opérationnelle : gestion des identités (Active Directory, IAM), segmentation réseau, détection d’intrusion (IDS/IPS), analyse de logs.

Les certifications professionnelles sont un accélérateur de carrière. Les plus reconnues : Cisco CCNA et CCNP, Microsoft Azure Administrator, CompTIA Network+ et Security+, ITIL pour la gestion des services.

« Il faut aussi de bonnes prédispositions pour la gestion de projet », précise Sylvia R. « Sans oublier une bonne dose de curiosité, parce qu’il faut assurer la veille des évolutions technologiques en cours, en parfaite autonomie, et aussi surveiller les normes de sécurité informatique à respecter. C’est de cette manière que l’on sera capable d’apporter les meilleures solutions possibles à son entreprise ».

Qualités

Pour Sylvia R., « il est évident qu’il n’y a pas de bon administrateur réseau sans un bon sens pratique. Il faut aussi faire preuve d’une grande réactivité, dans toutes les situations, et d’un goût pour les problèmes complexes et a priori inédits. En tant qu’administrateur réseau, vous vous retrouverez souvent face à une situation que vous n’avez jamais vue auparavant. Et là, c’est la réactivité qui compte pour 1000 points ».

L’aptitude au dialogue et de bonnes qualités relationnelles sont tout aussi nécessaires. L’administrateur réseau travaille avec des utilisateurs aux profils très différents : direction, équipes métier, développeurs, prestataires externes. Expliquer un problème technique en termes simples, gérer les situations de tension quand le réseau tombe, rassurer les utilisateurs pendant une intervention, tout cela demande de la patience et de la pédagogie.

Deux qualités moins souvent citées mais tout aussi importantes : la rigueur documentaire (un réseau mal documenté est un réseau ingérable) et la capacité à travailler sous pression. Quand une panne survient en plein milieu d’une journée de production, l’administrateur réseau est celui vers qui tout le monde se tourne.

Études et formations

Le Bac+3 est le niveau minimum requis pour accéder au poste d’administrateur réseau. Les entreprises recrutent cependant de plus en plus de profils Bac+5 avec une spécialisation en sécurité des réseaux ou en administration d’infrastructures cloud. Cette tendance reflète l’élargissement du périmètre du métier et la montée des exigences en cybersécurité.

Quelle formation ?

L’administrateur réseau a besoin d’une formation technique complète, qui couvre à la fois les réseaux, les systèmes d’exploitation et les fondamentaux de la cybersécurité. La Guardia Cybersecurity School déploie, sur ses deux cursus en trois et deux ans (niveaux Bachelor et Master), l’ensemble de ces compétences.

Au niveau Bachelor en 3 ans (titre RNCP niveau 6), la formation met l’accent sur les fondamentaux de l’informatique, le développement (langages C, C++, Python, développement web HTML5/CSS3/PHP/MySQL) et l’infrastructure réseau et système. Ces bases techniques sont indispensables pour aborder les sujets de cybersécurité, de cyberdéfense et de scripting.

L’expertise est approfondie avec le Mastère Expert Sécurité des Infrastructures & Cloud en 2 ans (titre RNCP niveau 7). Le programme couvre les compétences directement liées au métier d’administrateur réseau dans sa dimension sécurité : audit d’architecture réseau et d’infrastructures cloud hybrides, configuration sécurisée d’Active Directory et de pare-feu, conformité NIS 2 et DORA, plans de continuité et de reprise d’activité (PCA/PRA), et stratégies de résilience cloud. C’est le prolongement naturel du Bachelor pour les administrateurs réseau qui veulent évoluer vers des postes d’ingénieur réseau et sécurité ou d’architecte infrastructure.

Tout baccalauréat peut mener à ce métier, même s’il faut une affinité pour le numérique et les mathématiques. Le campus de Paris, celui de Lyon et celui de Bordeaux accueillent les étudiants dans des conditions adaptées à la pratique (labs, CTF, projets en entreprise).

Guardia CS propose aussi des formations pour les pros en sécurité des systèmes et réseaux et en administration d’infrastructures sécurisées !

Administrateur réseau

Bachelor Cybersécurité

Diplôme obtenu Titre école bachelor (bac +3) + RNCP
Admission post bac Bac généraliste ou technologique
Admission parallèle Possible en 3e année
Durée totale de formation 3 ans
Campus Lyon, Paris et Bordeaux
Enseignement 8 unités thématiques
3e année En alternance ou en initial avec stage alterné

 Voir le bachelor cybersécurité de Guardia CS.

Mastère Expert Sécurité des Infrastructures & Cloud

Diplôme obtenu Titre école MSc (bac +5) + RNCP niveau 7
Pré-requis Bac +3 ou Bac +4 validés
Durée totale de formation 2 ans
Campus Lyon, Paris et Bordeaux
Alternance Chaque année, 3 semaines en entreprise / 1 semaine à l’école

Voir le Mastère Sécurité des Infrastructures & Cloud de Guardia CS.

Dans quel secteur travailler ?

L’administrateur réseau peut exercer dans tous les secteurs d’activité. Partout où un réseau existe, quelqu’un doit l’administrer. En PME, le poste est souvent polyvalent : l’administrateur gère à la fois le réseau, les postes de travail et la sécurité. Dans les grandes entreprises et les ESN, les fonctions sont plus spécialisées.

Les secteurs qui recrutent le plus en 2026, d’après les offres publiées sur les principaux sites d’emploi :

  • Entreprises de services numériques (ESN) : Capgemini, Atos, Sopra Steria, CGI et des centaines d’ESN régionales. L’administrateur réseau y intervient souvent chez plusieurs clients en parallèle.
  • Santé : hôpitaux, cliniques, groupements hospitaliers. Le secteur a été lourdement ciblé par les cyberattaques ces dernières années (10 % des incidents ANSSI 2025).
  • Banque et assurance : BNP Paribas, Société Générale, AXA. Les exigences réglementaires (DORA, NIS 2) renforcent la demande de profils réseau orientés sécurité.
  • Secteur public et défense : la DGSE recrute des administrateurs systèmes et réseaux en cyber offensif. Les ministères, collectivités et établissements d’enseignement représentent 24 % des incidents ANSSI.
  • Énergie et transports : EDF, SNCF, Engie. Secteurs sous directive NIS 2, avec des infrastructures critiques à protéger.
  • Hébergeurs et cloud : OVHcloud, Scaleway. L’infrastructure est le cœur de métier.

Salaire

Côté rémunération, les données 2026 convergent vers une fourchette claire. D’après l’étude Talents IT publiée en février 2026, le salaire moyen d’un administrateur systèmes et réseaux en France s’établit à 40 590 € brut annuel.

Le détail par niveau d’expérience :

  • Débutant (moins de 2 ans) : environ 33 900 € brut annuel, soit 2 825 € brut par mois. C’est déjà au-dessus de la moyenne des métiers du support informatique.
  • Confirmé (2 à 5 ans) : autour de 37 500 € brut annuel.
  • Senior (8 ans et plus) : la rémunération peut atteindre 48 000 à 55 000 € en Île-de-France, selon les données Glassdoor et Michael Page.

La localisation joue un rôle important. En Île-de-France, le salaire médian monte à 42 246 € brut annuel (données SalaireMètre 2026). En région, la fourchette est plus basse de 15 à 20 %, mais le coût de la vie compense souvent l’écart.

Les certifications (Cisco CCNP, Microsoft Azure, ITIL) et une double compétence réseau + sécurité permettent de négocier un salaire supérieur à la moyenne, y compris en début de carrière.

Pour comparer ces fourchettes avec une référence tierce, l’Observatoire des métiers de l’APEC publie une fiche dédiée qui situe la rémunération moyenne du métier autour de 42 k€ brut annuel, fourchette comprise entre 33 k€ et 56 k€ pour 80 % des offres. Sources : étude Talents IT 2026, Glassdoor (février 2026), Michael Page (2025), Indeed (mars 2026).

NB : les métiers de la cybersécurité sont récents. L’estimation du salaire se base sur peu de données. Le salaire peut être parfois surévalué ou sous-évalué. Nous affinerons sa pertinence lors de la prochaine édition du Guide des Métiers de la cybersécurité.

Les entreprises qui recrutent

Parmi les structures qui recrutaient activement des administrateurs réseau au premier trimestre 2026 :

  • Secteur public et défense : DGSE (administrateur systèmes et réseaux en cyber offensif), ministère des Armées, collectivités territoriales.
  • ESN et conseil : Capgemini, Atos, Sopra Steria, CGI, Devoteam.
  • Grands groupes : EDF, SNCF, Thales, BNP Paribas, AXA, La Poste.
  • Tech et cloud : OVHcloud, Scaleway, Orange Business.
  • Santé : AP-HP (Assistance Publique – Hôpitaux de Paris), groupements hospitaliers de territoire.

Pour suivre les offres :

  • Hellowork (767 offres en avril 2026 pour « administrateur systèmes et réseaux »)
  • Indeed.fr
  • LinkedIn
  • Cyberjobs.fr (spécialisé cybersécurité)
  • Le site de l’Apec (cadres et Bac+5)
Administrateur réseau

Evolution de carrière

Pour Sylvia R., l’étape la plus naturelle après plusieurs années d’expérience en tant qu’administrateur réseau est assez évidente : « Lorsqu’on a acquis une connaissance très précise des mécanismes du réseau, de différents types de réseau, on a les bonnes cartes en main pour passer à un poste, non plus de gardien, mais de constructeur en quelque sorte. Mon but, personnellement, est de passer relativement vite sur un poste d’architecte réseau. »

Plusieurs trajectoires de carrière se dessinent en 2026 :

  • Architecte réseau / architecte réseau et sécurité : conception des infrastructures plutôt que maintenance. Salaire : 50 000 à 65 000 € brut selon l’expérience.
  • Ingénieur DevSecOps : à la croisée de l’administration système, du développement et de la sécurité. Un profil très recherché dans les organisations qui adoptent l’intégration continue (CI/CD).
  • Analyste SOC (Security Operations Center) : pour ceux qui veulent se spécialiser dans la détection et la réponse aux incidents. Les compétences réseau acquises en administration sont un atout direct.
  • Responsable infrastructure : encadrement d’une équipe d’administrateurs, gestion de budget, pilotage de projets d’évolution.
  • Consultant indépendant : possible après plusieurs années d’expérience et une spécialisation forte. Le tarif journalier moyen tourne autour de 500 à 700 € selon le profil.

Le passage vers des fonctions cloud (architecte cloud, ingénieur cloud) est aussi de plus en plus fréquent. Les compétences réseau sont un prérequis pour comprendre les architectures cloud, ce qui donne aux administrateurs réseau un avantage naturel dans cette transition.

Administrateur réseau

Les avantages et inconvénients

« Lorsqu’une panne de réseau intervient, le risque est que les collaborateurs, un certain nombre d’entre eux du moins, vous perçoivent comme la personnification du problème. En d’autres termes, il n’y a pas de problème technique : en tant que responsable du réseau, c’est vous, le problème. Je sais que nous, les administrateurs réseau, nous pouvons être fréquemment pris dans ce genre de situations peu agréables. Pour éviter de créer de nouveaux problèmes (humains) et avoir la concentration suffisante pour gérer le problème technique, il faut alors savoir faire preuve de beaucoup de sang-froid, de beaucoup de patience et de beaucoup de diplomatie. Et ce n’est pas toujours facile », explique Sylvia R.

« Il ne faut pas oublier de mentionner les phases de maintenance : il y a un côté répétitif qui peut entamer la motivation. Mais c’est comme dans tout métier : certaines tâches sont moins stimulantes que d’autres. On se rattrape largement avec les phases de mise en place de projet. Là, il y a de la stimulation intellectuelle ».

Quelles seraient les contreparties positives ? « Je pense que l’on peut dire que l’administrateur réseau a une fonction centrale dans l’entreprise. En cas de problème, on fait basculer pour vous une grande responsabilité. Mais, au jour le jour, il y a aussi le sentiment d’être valorisé. C’est un peu vous qui faites en sorte que la maison tient debout ! Et puis, de mon côté, j’essaie d’aborder les grosses crises comme un casse-tête, un défi de rapidité et d’ingéniosité, avec ce que cela peut avoir de ludique, c’est une façon de valoriser son poste aussi ! ».

Ajoutons un avantage propre à 2026 : le marché de l’emploi. Avec plus de 15 000 postes non pourvus dans la cybersécurité en France et des besoins en administration réseau qui ne faiblissent pas, les administrateurs réseau qualifiés ont un pouvoir de négociation réel, que ce soit sur le salaire, le télétravail ou les conditions de travail.

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En résumé

C'est quoi le métier d'Administrateur réseau ?

L'administrateur réseau est le professionnel chargé du bon fonctionnement du réseau informatique d'une organisation. Il installe et configure les équipements (routeurs, commutateurs, pare-feu), gère les comptes et les droits d'accès des utilisateurs, surveille les performances du réseau et intervient en cas de panne ou d'incident de sécurité. En 2026, le métier intègre de plus en plus une dimension cybersécurité : protection contre les intrusions, mise en conformité NIS 2, supervision des environnements cloud. On retrouve ce poste sous d'autres intitulés : gestionnaire réseau, administrateur systèmes et réseaux, network administrator.

Quel est le salaire d'un administrateur réseau en 2026 ?

D'après l'étude Talents IT publiée en février 2026, le salaire moyen en France est de 40 590 € brut annuel. Un profil débutant peut viser environ 33 900 € brut par an (2 825 € brut mensuels). Avec 5 à 10 ans d'expérience, la rémunération atteint 45 000 à 50 000 € en Île-de-France. Les profils qui combinent compétences réseau et cybersécurité, ou qui détiennent des certifications reconnues (Cisco CCNP, Microsoft Azure), négocient des salaires supérieurs à la moyenne.

Quelle formation pour devenir administrateur réseau ?

Le Bac+3 est le minimum requis. Un BTS CIEL (Cybersécurité, Informatique et Réseaux, Électronique), un BUT Réseaux et Télécommunications ou une licence professionnelle en administration des systèmes et réseaux permettent d'accéder au métier. Pour les postes à responsabilités ou dans des environnements exigeants (défense, finance, santé), un Bac+5 est de plus en plus demandé. La Guardia Cybersecurity School propose un parcours complet : un Bachelor Cybersécurité en 3 ans (dont le titre RNCP vise directement le poste d'administrateur systèmes et réseaux) suivi du Mastère Expert Sécurité des Infrastructures & Cloud en 2 ans, spécialisé dans l'audit réseau, le cloud sécurisé et la conformité NIS 2.

Dans quel secteur travailler ?

Tous les secteurs recrutent des administrateurs réseau. Les débouchés les plus actifs en 2026 se trouvent dans les ESN (entreprises de services numériques), le secteur public et la défense, la santé, la banque et l'assurance, l'énergie et les télécommunications. La directive NIS 2, qui impose de nouvelles obligations de cybersécurité à 15 000 à 18 000 entités en France, renforce la demande dans les secteurs régulés.

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